Avanti Linux !

La resistenza culturale parte dalla Toscana !
dimanche 30 mars 2003
par  Alain Verzletti (Rino)
popularité : 6%

" La resistenza culturale parte dalla Toscana !"
Incontro-dibattito di venerdi 14 marzo 2003
(http://golem.linux.it)
" La résistance culturelle part de la Toscane ! "
(Rencontre-débat du vendredi 14 mars 2003)

J’ai récupéré ce texte sur un site Italien (le GOLEM " Groupe de recherche Linux à Empoli").

Ce groupe de Linuxiens tente de faire migrer toute la Toscane vers les Logiciels Libre. Il a rencontré, le 14 Mars dernier, des élus (députés, sénateurs, élus locaux...) afin de plaider la cause du Logiciel Libre.

Peut-être ce texte semblera-t-il emphatique à certains, mais il a le mérite de montrer que nos amis Italiens ne sont pas en reste et même trÚs actifs pour promouvoir le Logiciel Libre.

Le voici traduit en intégralité.


Empoli, 7 Décembre 2002

L’informatique est plus « stratégique » qu’elle ne le paraît même après une évaluation attentive. Elle est en fait une méta-technologie ou bien une technologie qui sert à en créer une autre : chaque objet ou service que nous utilisons contient massivement des quantités de logiciels, les habits que nous portons, un verre d’eau, les vacances, un bon livre, les transports, la culture, les loisirs.

Celui qui contrôle les logiciels contrôle une grande partie de notre vie.

Aujourd’hui, nos instruments (programmes et logiciels en général) de production, diffusion, jouissance de la culture, sont contrôlés par d’autres.

Les instruments de formation (culturelle, sociale, personnelle) des jeunes générations sont contrôlés par d’autres. Ils sont pensés, conçus, construits par d’autres. Ils ne sont connus, dans leur fonctionnement, que par d’autres.

Par « autres » on entend quelques (très rares) multinationales qui conçoivent et produisent pratiquement tous les logiciels que nous utilisons.

La forme et la logique de fonctionnement des instruments d’étude et de formation des jeunes est décidée ailleurs, par les conseils d’administration de puissantes sociétés étrangères.

Nous ne savons pas comment fonctionne la technologie que nous utilisons. Eux le savent. Et ils ne nous la laissent que pour l’utiliser.

Le logiciel et la technologie propriétaire ne sont pas portés à la connaissance de tous.

Nous sommes soumis à une oppression culturelle.

Aujourd’hui il y a encore une porte de sortie restée ouverte. La voie de la sagesse s’appelle Logiciel Libre.

Avec le Logiciel Libre il est possible de connaître la technologie que nous utilisons, il est possible d’être maître de ses propres choix, de créer ses propres modèles culturels, il est possible que le savoir reste un bien lié au territoire et à la communauté qui l’utilise et le développe.

Aujourd’hui il est encore possible d’utiliser le Logiciel Libre parce que le hardware est encore « ouvert », ou bien on en connaît la structure et la façon dont il travaille.

Les Trusts sont en train de s’organiser au niveau mondial pour bloquer, fermer, cacher également le fonctionnement du hardware : jamais plus de standards ouverts et publics.

Les portes de l’étable vont se fermer et les bovins ne sont pas encore prêts à fuir : bientôt commencera la traite économique et surtout culturelle.

Nous utiliserons une technologie que nous ne comprendrons pas et que LÉGALEMENT nous n’aurons pas le droit de comprendre. Les instruments pour créer, diffuser, jouir de la connaissance seront connus et contrôlés par seulement quelques administrateurs délégués éparpillés dans le monde.

Le progrès et l’obsolescence technologique seront gérés par quelques individus et nous ne sommes pas sûrs que ces quelques individus soient nos amis.

Il y a encore de l’espoir : utilisons immédiatement et massivement le Logiciel Libre. Commençons maintenant, commençons à Florence, commençons en Toscane. La résistance culturelle est aujourd’hui possible, elle est possible en Toscane, elle est possible encore pour peu de temps.

La migration totale et à grande échelle vers le Logiciel Libre devient aujourd’hui nécessaire, de façon à créer un marché Libre, de façon à créer une connaissance liée au territoire et à notre société, de façon à autodéterminer les modèles de développement de la pensée et de la société dans laquelle nous vivons.

Il y a trois pas à faire, simples mais pas faciles : migration vers l’utilisation du Logiciel Libre dans les universités et les écoles de tous niveaux, migration ensuite pour l’Administration Publique et migration du privé (entreprises et simples citoyens) avec l’aide technique des Universités et des écoles.

Résumé comme cela, ça semble facile. En réalité, c’est presque impossible.

Dans le presque il y a tout l’espoir d’un avenir culturellement libre. Notre avenir.

GOLEM (Gruppo operativo Linux Empoli)

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vendredi 9 mai 2003 à 15h50

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